lundi 10 septembre 2007

Quoi de neuf.

Quoi de neuf ?



Je me suis mise au scripting. Tout est plus facile avec deux écrans, un sur Second Life et l'autre sur le portail de LSL. Je me fabrique un objet pour stocker et montrer mes photos. Le but est surtout de m'initier au langage, par simple curiosité.


Sinon, je participe à Tiny Empires. C'est une activité tout à fait improbable, je n'ose pas l'appeler un jeu. Vous participez à une structure pyramidale au vocabulaire médiéval, la personne à laquelle vous êtes vassalisée vous pompe 80% de vos ressources. Le meilleur moyen d'augmenter vos ressources est de trouver des vassaux, qui travailleront pour vous comme vous travaillez pour votre seigneur. Vos ressources sont allouées par un serveur central, des évènements fortuits vous permettent de les modifier, vous avez des décisions simples à prendre toutes les deux ou trois minutes. On ne peut pas mieux faire dans le cynisme et l'exploitation, mais certains d'entre nous y trouvent du plaisir. Après tout, c'est un moyen très réel de manifester sa dévotion.

Une fête très réussie au Forum, pour l'anniversaire du propriétaire fondateur. J'imagine que vous trouverez des détails sur le site. Depuis ma première visite il y a six ou sept mois, je suis toujours étonnée par l'amitié et le dynamisme de ce groupe. Ce n'est pas neuf, mais le sentiment est continuellement renouvelé.


Lauren Weyland, qui propose a one-woman show sur SL, a cmmencé un blog que je vous recommande. En anglais, rose, une vue originale à travers le regard d'une artiste de scène dans Second Life, http://laurenweyland.blogspot.com/.

mercredi 5 septembre 2007

Sociabilité.

Je passe tellement de temps sur mon Seconde Life, et en général sur mon ordinateur, que la plupart de mes contacts sociaux hors ma famille et mon travail, se déroulent online. Comme je ne bois pas et que je ne fume pas, les restaurants et les cafés sont petit à petit devenus pour moi des endroits d'inconfort ou d'ennui.
Un collègue me disait que j'avais perdu le vrai sens des relations humaines parce que je ne profitais plus de la convivialité des contacts réels. Qu'est ce qu'il en sait? Je lui parle, il est devant moi, ne suis-je pas conviviale ? Est-il convivial, de juger ainsi et de réduire mon expérience à la sienne, lui qui refuse tout usage de l'ordinateur hors d'un but professionnel ? Décidément, il doit y avoir une raison obscure derrière cet acharnement à considérer qu'un contact social qui passe par un ordinateur a moins de valeur qu'une rencontre en chair et en os.

Un des arguments de mon collègue est que les gens s'inventent des vies sur les messageries, alors qu'ils ne peuvent mentir quand on peut les voir et les toucher. Ah bon ? Comme quoi, brusquement, en comparaison avec le riche imaginaire que certains déploient sur les écrans, la vie réelle ne contient que l'image pure de la vérité sans voile ? Il était temps qu'on me le fasse savoir.
Et avec qui puis-je parler du film de Todd Haynes sur Dylan, de la station polaire belge ou des livres de Sherry Turkle ? Pas avec lui. Ou de ma deuxième vie ? Je vous laisse deviner.

samedi 18 août 2007

Fatigue.

Hier soir, j'étais assise à mon club préféré. Petit à petit le lag se dissipe, les objets, puis les avatars prennent forme et reçoivent leurs textures. Je fais le tour des gens et je remarque, hors du cercle que nous formons, une jeune femme agenouillée, le corps couvert de stries rouges. J'imagine que cela figurait des marques de fouet ou de canne. Il y en avait sur toutes les parties visibles de son corps sauf sur le visage. J'ai pensé "Quelle misère!" C'est la première pensée qui m'est venue à l'esprit. Je contemplais une personne torturée, qui exposait sa souffrance, et peut-être appelait à l'aide. Ou pas ? Etait-ce un jeu pour elle de se peindre l'avatar de lignes rouges ? Quel pouvait bien en être la signification? J'aurais du le lui demander, je ne l'ai pas fait parce que je ne voulais avoir l'air de l'attaquer sur son apparence, et générer un débat dans lequel je serais apparue comme quelqu'un qui veut diminue la liberté d'expression d'autrui. Je suis partie.


Puis aujourd'hui, j'y retourne. Trois personnes à part moi, dont une jeune femme que je n'ai jamais rencontrée. Elle est presque nue, agenouillée davant une chaise vide. Elle est occupée ('busy'). Je regarde son profil. Il commence par ces mots : "No she will not have sex with You. No she is not looking for "fun" and no, she is not interested in ANY way. If this answered Your question, good.....now move along." que je traduis par : "Non elle n'aura pas de relation sexuelle avec Vous, Non, elle cherche pas du plaisir, et elle n'est pas du tout intéressée. Si cela répond à Votre question, bien... passez votre chemin." Je suis surprise que cette personne se présente d'abord comme un objet de désir.

Je suis fatiguée, je veux voir autre chose.


jeudi 9 août 2007

C'est la voix.

Second Life fonctionne mal depuis que la voix a été installée. Inventaires inaccessibles, listes d'amis incomplètes, messages instantanés perdus dans l'éther, nous ne savons pas dans quelle sauce nous serons noyés lors de notre prochaine visite.

Et pourquoi? Hier nous étions 8 autour d'une table virtuelle, quatre d'entre nous utilisaient la voix. Les voix de deux d'entre eux étaient perdues dans l'écho, et le bruit de fond du troisième rendait l'expérience pénible. Finalement, malgré notre bonne volonté, toute conversation était impossible. De plus, avoir une conversation de cette manière aurait exclu les personnes qui n'utilisaient pas la voix.

Nous avons rapidement abandonnés, la voix n'ajoutait que de la confusion et de l'inconfort. Et nous perdons la possibilité de relire ce qui a été dit, plus de log, plus de conversations simultanées avec différentes personnes ... Rien que du bruit.

[ajouté le 15/7 à 18h]
Bon ben voilà, d'après le blog de Linden (http://blog.secondlife.com/2007/08/11/more-info-on-this-weeks-grid-problems/), ça n'a rien à voir avec la voix. Il n'y a plus qu'à esperer et attendre une solution.

lundi 6 août 2007

Abus.

Une conversation privée où mon interlocuteur mélange jeu de rôle et conversation réelle, et brusquement, la petite esclave goréenne que je joue se retrouve au centre de l'attention générale, dans un climat qui évoque le drame.

Un des protagonistes m'invite à le suivre, et heureuse d'échapper au filet dans lequel je me débat, je le suis, trottinant allégrement derrière mon sauveur.

Une fois à l'écart, il me dit - toujours en conversation privée - que j'ai été grossière. Devant mes dénégations polies et prudentes, il m'affirme qu'il peut tout voir dans Second Life, toutes les conversations, privées ou non, et qu'il peut situer n'importe qui, à n'importe quel moment et n'importe où dans Second Life. J'avais rencontré Dieu et je ne le savais pas. Je lui ai demandé si il me prenait pour une ***, ce qui l'a radouci et invité à terminer la conversation de manière civile.

Que faire contre ce genre d'abuseur? Son intention est clairement de profiter de la naïveté d'un résident. Peut-être aurais-je du manifester une crainte admirative pour voir dans quelle direction il voulait aller, mais il était tard et tout ce cirque m'avait passablement fatiguée.

Vous êtes trop souvent sur Second Life quand ...

La gare que je traverse tous les matins pour me rendre au travail consiste en un long couloir sous les voies. De larges escaliers rejoignent les voies de part et d'autre du couloir.

Un monsieur balayait les marches d'un de ces escaliers, méthodiquement, de droite à gauche. Armé d'un long balai, il repoussait d'un geste égal la poussière le long d'une marche. On pouvait deviner en voyant les marches au dessus de lui comment ils les avaient nettoyées et comment il nettoierait les suivantes, avec ce même geste et cette précision qu'il avait utilisés pour les précédentes. Il semblait être là de toute éternité et sans aucun doute, les escaliers étaient propres.

Mais ces images ne me sont venues que maintenant, alors que j'écris ce texte. Vous qui inlassablement parcourez les grands espaces de Second Life et partagez mes visions, vous savez ce que j'ai vu.

vendredi 3 août 2007

Libertango

Nous nous levons avec la musique et enlacés, nous nous élançons vers le centre de la piste en épousant le rythme du tango. Je sens ma robe qui me serre les hanches et les cuisses, et la fraîcheur du tissu de sa chemise sur mes bras. Je pourrais fermer les yeux mais je préfère le regarder devant le monde qui défile. Son sourire me rend forte et remonte toute l'énergie de la terre dans mes jambes et mon dos. Et je tourne et je tourne et je tourne, il se penche vers moi, je l'évite et l'attire, il m'appelle et je le contourne, le rouge de mes vêtements se confond avec le noir des siens pendant que Libertango explose en boucles.