Comme prétexte pour continuer l’expérience, j’ai constaté hier soir que je pouvais créer des objets. Je pourrais donc utiliser le temps dans la cage à développer mes connaissances dans la manipulation des micros-prims ou dans la programmation d’objets.
mardi 22 janvier 2008
Dans la cage.
Comme prétexte pour continuer l’expérience, j’ai constaté hier soir que je pouvais créer des objets. Je pourrais donc utiliser le temps dans la cage à développer mes connaissances dans la manipulation des micros-prims ou dans la programmation d’objets.
jeudi 17 janvier 2008
Hors de la cage.
Me retrouver de nouveau dans mes vêtements de ville, ne portant plus comme signe de soumission qu’un léger collier qui pourrait très bien passer pour un bijou, m’a fait énormément plaisir. Je trouve qu’il n’y a rien de plus laid que ces lourdes étraves que les soumis et esclaves ou leur dominant trouvent nécessaires de porter 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7. Je pense que la présence d’une personne soignée et bien habillée doit être plus satisfaisante que la vision d’un corps dont chaque articulation est couverte de métal ou de cuir. On s’imagine les bruits durs et secs qui accompagnent les mouvements, le contact froid de ces objets quand on la touche. Rien de bien attirant. Difficile d’emmener une personne ainsi décorée dans un endroit neutre. Les soumis se trouvent donc confinés dans les cages ou les dongeons, et n’ont jamais le plaisir d’accompagner leurs amants au concert ou à la rencontre de gens qui pourraient être choqués par l’affichage d’outils de domination.
Je comprends que le soumis aussi bien que le dominant apprécient ces marques extérieures qui renforcent leur immersion dans leurs rôles respectifs. Mais d’autres moyens existent. Tout d’abord un choix d’attitudes. On privilégiera les poses d’attente ou d’écoute. Pas de bras croisés sur la poitrine, mais les mains jointes derrière le dos, par exemple. On peut ouvrir les portes et s’effacer, attendre que le Maître ou la Maîtresse s’asseye avant de s’asseoir soi-même, ou tout simplement rester debout derrière son siège. Rester en léger retrait, le suivre quand il se déplace. Ne pas parler en premier, mettre le Maître ou la Maîtresse en avant par une attitude délicate, réfléchie et sensible. Ne pas perdre une occasion de lui démontrer silencieusement son attachement et sa dévotion, à lui seul, à elle seule, qu’il ou elle soit la personne unique dans la foule.
mercredi 9 janvier 2008
Lettre à Maîtresse.
Me voilà à nouveau dans la routine quotidienne après une période pleine de bouleversements.
J'aspire à un niveau élevé de dépendance.
Hedda.
Publiée avec Sa permission.
jeudi 3 janvier 2008
L'aventure continue ...
Mes meilleurs voeux pour 2008.
samedi 15 décembre 2007
Les orties.
Voilà, j’ai jeté mon collier de soumission aux orties … mais non, je l’ai rendu à sa propriétaire, que je n’ai pas réussi à intéresser à mon style. Fini, c’est fini, on ne m’y reprendra plus, et croyez-moi, c’est quelque chose qui durera plus longtemps que mes tentatives d’obéissance. Ou ne me croyez pas.
Naturellement, je dois m’organiser. J’avais tout abandonné, y compris mon temps, et j’ai retrouvé tout comme je l’avais laissé, un peu poussiéreux mais bon, un coup de plumeau et il n’y paraîtra plus. Hmm c’est un peu plus difficile que cela.
Donc, cette après-midi, j’essayais de réunir mes idées dans mon lieu préféré de rencontre, et j’écoutais le gazouillis d’une kajira goréenne qui appelait tout le monde Maître et Maîtresse. Je sentais mes terminaisons nerveuses me chatouiller, des vagues parcouraient ma peau. Ces filles doivent être insatisfaites pour imposer leur désir de soumission à tous ceux qui passent à proximité. Leur Maître et leur Maîtresse ne leur suffisent-elles pas ? Il leur faut encore se soumettre au reste du monde. Comme mon profil indique une personne amicale et tolérante, je me suis concentrée sur la mise en ordre de mon inventaire. Et j’ai nuancé ce texte erroné.
Et puis, les punitions. C’était le sujet suivant, je ne me souviens plus comment il est apparu. Vous savez ce que j’en pense. Nous sommes des adultes, les soumis ne désirent qu’une chose, la satisfaction de leur dominant, n’est ce pas ? Si ils désobéissent, c’est par ignorance ou par rébellion. En cas d’ignorance, on explique. En cas de rébellion, on arrête la relation puisqu’elle est vidée de son sens. Et si on veut exprimer des sentiments sadiques ou masochistes, il y a bien d’autres méthodes qu’une régression infantile. Car nous sommes des adultes, n’est ce pas ?
Ce discours a du jeter un froid, il y a eu un long silence, un très long silence, et je suis partie sur la pointe de mes pieds virtuels.
mercredi 12 décembre 2007
Dimensions.
Malgré quelques timides tentatives, je ne trouve pas actuellement de personnes avec qui en parler, donc je tourne un peu en rond. C'est peut-être ce que j'ai envie de faire, tourner en rond, ruminer, me regarder le nombril.
Je lis Zizek, Bienvenue dans le désert du réel. Je ne suis pas sure de bien comprendre, donc je ne sais pas dire si je suis d'accord ou non. C'est une lecture un peu déprimante, mais c'est certainement une vision originale.
J'ai acheté un ordinateur très performant, mais il est instable. Les problèmes seraient causés par de la mémoire Ram défectueuse. je dois tester cela, prendre contact avec le fournisseur ...
Ma vision de Second Life est étriquée, manque de perspective. J'ai passé trop de temps à explorer mes fantasmes et ceux d'autres. Je devrais apprendre une technique, construire ou scripter par exemple, et rencontrer d'autres internautes par ce moyen. Il y a longtemps que je n'ai plus rencontré un nouvel esprit qui me posait question dans Second Life. La cause peut être double. Je ne rencontre plus de nouvelles personnes, ou je ne laisse plus les questions m'atteindre.
lundi 29 octobre 2007
Dans un étau.
Le désir de l’autre nous enferme aussi efficacement qu’un carcan. L’effort à faire pour s’en libérer est considérable. De nombreux soumis ne cherchent en fait qu’à posséder la liberté de celui auquel ils prétendent se soumettre, et n’offrent que l’apparence de la soumission, le respect artificiel de protocoles vidés de leur signification par leur répétition automatisée. Rien à voir avec le don de soi, rien à voir avec une alchimie dans l’échange des désirs, mais bien une sangsue qui vous colle au cœur et se nourrit de votre passion.