mardi 11 mars 2008

Oops

Mon dernier texte - supprimé - comportait une grossière erreur. La pièce de théâtre à laquelle j'ai assisté n'était associée en rien avec ce que je pensais. Donc mes sincères excuses et mes promesses de plus de rigueur dans le contenu de mes messages.

vendredi 7 mars 2008

La raison.

Soumis
Battu
Humilié
Emprisonné
Sanglé
Ensanglanté
Couvert de chaînes
Enfoui dans le latex
Bâillonné
Aveuglé
Cagoulé
Menotté
Fouetté
Cravaché
Pincé
Piqué
Coupé
Rasé, épilé même
Caché dans des caves profondes
Isolé dans des chambres closes
Encagé
Etiré
Compressé
Ecrasé
Tordu
Brulé
Electrocuté
Plongé dans l’eau glaciale
Menacé par les flammes
Source de pleurs, cris, hurlements, soupirs, prières et supplications
Mais quel est ce corps que l’on traite de cette manière ?
Qu’a-t-il fait pour mériter cela ?
Que doit-il faire pour obtenir le pardon ?

mardi 4 mars 2008

Leonor Fini

Histoire d’O m’a beaucoup impressionnée. Le roman, pas le film qui est une édulcoration.


Le livre raconte l’apprentissage en esclavage – il ne s’agit pas de soumission – d’une jeune femme. Les deux fins ajoutées postérieurement sont terriblement noires, mais à mon avis rendent bien compte de la réalité qui s’offre aux femmes tentées par l’expérience.

Pour ma mémoire, je note ici qu’une des scènes du roman est empruntée à la vie d’une femme proche des surréalistes, Leonor Fini.

lundi 3 mars 2008

L'imagination au pouvoir.

Les avatars révèlent énormément sur nous-mêmes. Ils ne sont pas des créatures de notre imaginaire dans le sens que cet imaginaire serait une partie de nous même qui serait séparée de notre personne, active seulement quand on la sollicite. Et maintenant on dit que … Ce n’est pas comme cela que nous fonctionnons, nous n’avons pas cette liberté de faire abstraction d’éléments constitutifs de notre personne. Ou alors, l’imaginaire est une fonction qui utilise un fond d’images sur lesquelles nous n’avons qu’un contrôle limité, pour ce qui est de la création et de l’effacement de ces images. Je laisse aux psychologues et visiteurs scientifiques le soin d’expliquer la nature de l’imaginaire, s’ils le veulent et s’ils le peuvent. Mon propos est simplement d’affirmer son caractère permanent et impérieux.

C’est ainsi que la création d’avatars est soumise à d’autres lois que celles de la beauté ou la fonctionnalité. Comme ils sont chargés de nous représenter, ils sont énormément chargés de signification. Au-delà des attributs dont on les affuble – cuirs sexy pour les dominants, colliers pour les soumis par exemple – on convoie à travers d’eux toute une série de messages sur la manière dont on perçoit ce qu’on désire représenter. Rien, absolument rien n’est gratuit dans un avatar, gratuit dans le sens de dépourvu de signification. Puisqu’on en a le contrôle total sur leur apparence, tout est intentionnel, que cette intention soit consciente ou non.

J’ai déjà critiqué le format humanoïde des avatars. La structure même de SL est déjà chargée de messages qui déterminent les rapports sociaux qui peuvent s’y développer. Tous ces modèles, celui de Linden Lab, ceux de chaque individu, se rencontrent sur des terrains de connaissance où ils reproduisent leurs comportements standards. Il faudrait d’ailleurs voir si la population des résidents de Second Life ne suit pas les constatations de Bartles (Players who suit MUD, http://www.mud.co.uk/richard/hcds.htm)

Second Life est une vision de notre monde, dans une autre perspective. Il permet d’observer les activités humaines et d’y participer en mettant l’accent sur certains éléments et en négligeant d’autres, mettant en lumière des conceptions et des approches de notre vie qui autrement resteraient occultées pour certains.

mardi 26 février 2008

Vous avez le choix.

  • Une forme modifiable.
  • Une ‘skin’ standard.
  • Un collier de domination.
  • Une combinaison en latex. Semi-transparente. Parfois la forme est livrée avec la combinaison. Les formes sont accentuées.
  • Une cagoule en latex. C’est généralement une ‘skin’.
  • Un harnais.
  • Un corset.
  • Des baillons – il en existe de différents types, je ne vais pas vous apprendre cela. Les baillons baveux sont particulièrement désagréables à porter. Un filet de salive coule en permanence de la bouche de la victime. Naturellement, ce que vous tapez dans la fenêtre de conversation est incompréhensible.
  • Un bandeau pour les yeux. Quand il est activé, seuls les éléments de l’interface apparaissent sur votre écran, sur fond noir.
  • Des liens pour les bras. Ce sont de lourdes armatures qui immobilisent les bras, généralement dans le dos. Leur seul désavantage est qu’ils nécessitent d’être modifié suivant la forme du porteur.
  • Des chaussures à (très) haut-talons.
  • Des menottes pour chevilles et pieds. Il y en a aussi qui se mettent au niveau des biceps et des cuisses, ajoutant de la variété dans le choix des positions de la soumise.
  • Des scripts additionnels pour le collier. Forcer le soumis en vue suggestive, contrôler son vocabulaire ou la longueur de ses phrases, l’empêcher d’utiliser son inventaire ou d’agir sur l’environnement …
  • Le client Restrained Life.


Ou

  • Une jolie forme.
  • Un choix de ‘skin’ de bonne qualité.
  • Un collier de domination.
  • Un vaste choix de vêtements de modistes renommés, quelques uns adaptés au goût du propriétaire du collier.
  • Un vaste choix de coiffures.
  • Un vaste choix de chaussures.
  • Un vaste choix de bijoux.
  • Quelques attitudes complémentaires.

lundi 18 février 2008

Vertiges sauvages

J’ai un mal de tête effroyable, ma journée en est complètement gâchée. C’est probablement du au pic de pollution sur la ville où je travaille. Dans Second Life, l’air est toujours pur mais cela ne nous aide pas à respirer mieux.

Ou alors, ce mal de tête est du à une ingestion abusive de psytrance, dark ou pas, progressive ou hard … ce ne sont pas des alcools ou des substances interdites, mais des genres musicaux que je n’avais jamais pratiqués auparavant et dans lesquels je suis maintenant immergée jusqu’au dessus des oreilles. L’enthousiasme m’a probablement fait dépasser mes limites naturelles.

Vous ne connaissez pas ? Dans ce cas, rendez vous sur Wild Vertigo, une sim proche de l’Area 51 et de Gaia, au club SFX. Vous y rencontrerez pratiquement tous les soirs les meilleurs Live DJ du genre. Je sais, ça vous étonne, moi aussi, raison de plus pour venir voir.

Tout simplement, enlevez votre casque à intervalles réguliers, et écoutez le silence de votre première vie.

jeudi 7 février 2008

Caractère de la Croix du Sud.

La Croix du Sud est une petite sim pas loin de Gaia. Je la partage avec deux autres personnes. D’autres amis ont la possibilité d’y construire. Elle ne compte que 1800 primitives, mais il y en a encore 500 de libres, c’est pour vous dire que l’activité n’y est pas fébrile.

Elle est décorée sommairement. Peu de relief, comme le plat pays d’où proviennent ses habitants, quelques arbres, l’arbre maison de mes colocataires, et ma maison sur pilotis … décidément nous aimons nous tenir à distance de ce sol qui nous accueille. Quelques routes aussi. On devrait pouvoir y installer un accès maritime ou fluvial, il faudrait que je regarde comment nous connecter à d’éventuelles voies d’eau chez nos voisins.

La sim est très proche du point d’entrée fort fréquenté de Gaia ; donc nous avons de nombreux visiteurs, souvent des débutants un peu paumés, et qui ne restent jamais longtemps. Pas moyen de construire, pas de magasins … pas d’attrait touristique. Quelques personnes ont repérés l’endroit et l’apprécient pour son calme. Tous sont les bienvenus. Chaque résident a ses qualités de patience et d’endurance. Moi, rien ne m’énerve plus que les visiteurs qui m’ignorent. Si ils sont actifs et ne répondent pas à mes salutations dans un délai raisonnable, *poof* bannis... et les bans ne sont jamais levés. Parfois, la patience collective est à bout et nous fermons la sim, le temps de souffler.

Le point d’entrée, au centre exact de la sim, est décoré par un monolithe noir à l’image de celui qui apprend la technologie aux singes dans le film de Kubrick, l’Odyssée de l’Espace. Nous sommes en 2008, et la promesse n’a pas été tenue, nous sommes encore seuls et toujours aussi violents les uns avec les autres.